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5 OUTILS POUR EVITER LE BURN OUT

 

 

5 OUTILS POUR EVITER LE BURN OUT

 

Le jour où j’ai failli faire un burn-out…

Je vais me permettre une petite faiblesse rédactionnelle mais j’espère que tu me pardonneras. J’ai déjà évoqué le burn-out que j’ai vécu dans l’article TOUTES TES ÉMOTIONS SONT BONNES ! (même les pires…) du coup je vais faire un “copier/coller” d’un paragraphe pour enchaîner dessus.

J’ai toujours été travailleur. Dès 16 ans j’ai été animateur, agent de recouvrement par téléphone, employé d’accueil en passant par éboueur, assistant de gestion ou encore commercial. Le travail est une valeur forte qui m’a été transmise par mes parents, valeur qui se traduit entre autre par le fait que même si ça ne se passe pas super bien je respecte tout de même l’engagement moral que j’ai avec mon employeur et je travaille du mieux que je peux car mon attitude au travail ainsi que la qualité de mes réalisations sont de ma responsabilité, non pas liées aux circonstances extérieures. Pourtant il m’est arrivé un drame : pour la première fois de ma vie un lundi matin je n’étais pas bien en allant au travail, je veux dire réellement pas bien. Non seulement je sentais que moralement c’était pas le top mais sur le trajet en voiture j’ai commencé avoir une boule au ventre. Une fois arrivé au bureau les manifestations physiques ont continué avec mes mains qui se sont mises à trembler m’empêchant de taper sur le clavier de l’ordinateur. Heureusement j’avais la chance d’être seul ce matin là et ne comprenant pas ce qui m’arrivait, j’ai appelé quelqu’un pour tenter de lui raconter ce qui se passait mais j’ai explosé en sanglots au téléphone. Cette personne m’a fortement incité à aller voir un médecin pour prendre un peu de repos, chose impensable pour moi : les arrêts maladie c’est pour les faibles ! Finalement j’ai été faible, ou plutôt raisonnable, et j’ai été voir un médecin.

En fait j’estime que je n’ai pas réellement fait un burn-out mais que je me suis arrêté juste a temps, aux premiers symptômes palpables pour moi. Une question de jour qui m’a permis de ne pas avoir besoin d’une longue reconstruction. Ca a été le déclic pour repenser ma façon de travailler et mon investissement, non pas qu’il ne faille pas se donner à fond mais se retrouver en arrêt maladie à cause de ça n’est bénéfique ni pour l’entreprise et encore moins pour soi-même. Il faut considérer son travail comme un marathon et non un sprint, l’important c’est la constance dans le temps et non un effort intense immédiat qui s’évanouit rapidement faute d’énergie suffisante !

Depuis je fais attention à 5 choses dans le cadre de mon activité professionnelle. Je n’ai rien inventé mais les astuces et outils que je vais te présenter je les utilise au quotidien et leur efficacité est redoutable pour ne pas tomber à nouveau dans mes travers. Encore une fois chaque outil est indépendant, mais les utiliser ensemble va décupler leur efficacité.

#1 – Fixe toi des objectifs quotidiens atteignables

Une des choses que j’ai mal vécue c’est l’impression de ne pas être à la hauteur car je n’arrivais jamais à atteindre les objectifs fixés. Or, en analysant la situation à posteriori le problème n’était pas les objectifs fixés par l’entreprise qui correspondaient bien à mon poste mais la façon dont je les organisais. Et pour ne rien arranger je m’en rajoutais d’autres tout aussi maladroitement.

Actuellement j’utilise un carnet noir que j’ai en permanence sur moi quand je travaille. J’y ai marqué les objectifs à moyen et long terme que je me dois de suivre, mais quotidiennement je note les tâches que je dois accomplir. Je choisis scrupuleusement ces tâches pour qu’elles rentrent dans mon temps de travail du jour. Ça n’a pas été simple au départ pour plusieurs raisons : la tendance à sous-estimer le temps nécessaire par tâche, l’envie d’en faire toujours plus et l’honnêteté nécessaire sur mes compétences pour savoir ce dont j’étais capable d’accomplir ou non. Aujourd’hui, après un petit temps d’adaptation, je sais estimer les tâches que je vais pouvoir accomplir dans le temps que j’ai de disponible. Je fais en sorte de surestimer un peu le temps de chaque tâche pour être certain de ne pas déborder dans mon planning. Et si jamais j’ai du temps en trop de disponible ça me permet de prendre de l’avance sur le lendemain.

L’intérêt de ce carnet est double : premièrement quand je finis ma journée je suis satisfait de ce que j’ai accompli et je n’ai plus cette impression de travail inachevé chaque soir qui me forçait à penser à ce que je devrai faire le lendemain pour finir. Deuxièmement, chaque jour j’ai une preuve concrète que mon travail avance, si j’ai le moindre doute il me suffit de regarder ce carnet et d’un coup d’œil je vois ce que j’ai déjà réalisé !

 

#2 – Fixe des limites dans ton planning de travail

Quoi que tu fasses, une journée n’aura toujours que 24h ! Que tu sois salarié, cadre ou travailleur à ton compte il y a toujours une limite à mettre. Avant d’arriver à la rupture, pour compenser mon impression de ne jamais atteindre mes objectifs j’ai commencé à travailler plus. Je ne regarde jamais mes heures, je n’ai jamais fait 35h pile poil mais là ça a commencé à prendre des proportions délirantes avec des semaines à 50, 60 ou même 70h ! Des jours de repos où tu viens travailler en plus qui te font enchaîner plusieurs semaines sans réelle pause. Tu te retrouves à travailler plus mais quand tu y regardes de plus près tu t’aperçois que ton travail est de moins en moins efficace, de moins bonne qualité. Au final tu travailles plus pour avoir moins de résultats, pas très rentable l’histoire…

Je ne suis pas pour les extrêmes du genre “je suis payé tant d’heures alors je ne fais pas une minute de plus”, si un client arrive 5 minutes avant la fermeture je l’accueille et prends le temps nécessaire avec lui. Mais l’excès de zèle avec des heures à rallonge provoquera exactement le contraire de ce que tu recherches à avoir : de meilleurs résultats. C’est pour ça qu’il faut que tu te fixes des limites. Pour ma part ça va être des jours où je ne travaille pas comme le week-end, sauf cas exceptionnel et maintenant je te garantie que l’exceptionnel est réellement exceptionnel. J’ai un ordinateur portable alors c’est tentant de travailler un peu le soir, bricoler 2 ou 3 trucs rapides qui au final te prennent la soirée alors j’ai dû me forcer au départ mais chez moi l’ordinateur reste dans sa sacoche. Ce sont 2 exemples de limites que je me suis fixées parmi d’autres.

Il faut que tu arrives à poser tes propres limites : un nombre d’heure maximal dans la semaine, des jours de repos qui sont réellement des repos, partir systématiquement certains jours à une heure précise pour aller faire une autre activité après, etc… Tu peux avoir plusieurs limites en même temps.

 

#3 – Crée toi des outils pour te décharger

L’idée c’est de t’organiser un maximum dans ton travail et surtout de t’enlever un maximum d’informations de la tête. Il se peut que pour cet outil tu aies besoin d’aide si l’organisation n’est pas ton truc mais rassure toi, tu vas trouver pas mal d’astuces disponibles sur internet.

Je vais prendre un exemple pour illustrer tu vas rapidement comprendre où je veux en venir. Dans une organisation où je suis intervenu le téléphone sonnait souvent et chaque interlocuteur avait une demande différente. Le problème c’est que la personne qui répondait avait pris l’habitude de donner les informations oralement aux collaborateurs. Il y avait beaucoup de pertes et pour tenter d’y pallier cette personne essayait de tout retenir. Tu imagines bien que c’est impossible et le nombre de messages plus ou moins importants qui sont passés à la trappe était impressionnant. J’ai mis en place une matrice de prise de message, une simple feuille avec des items à remplir pour chaque appel et à transmettre aux collaborateurs concernés. Depuis les messages ne se perdent pas, la personne qui répond au téléphone n’a plus besoin de penser en permanence à ce qu’elle doit dire et à qui. De plus, le fait que les messages soient écrits le collaborateur à normalement toutes les informations nécessaires mais si il a besoin d’une précision un simple coup d’œil sur la feuille permet de se remettre l’interlocuteur en tête pour pouvoir répondre. L’impact a été immédiat sur le stress de la personne qui répondait au téléphone et le niveau de pression général s’est en partie abaissé grâce à ce simple outil.

Il existe beaucoup de petits outils comme celui-ci pour différentes situations, en cherchant sur internet tu vas en trouver que tu pourras t’approprier. Et si jamais tu te le sens, tu peux te créer tes propres outils.

 

#4 – Veille à préserver ta vie sociale hors travail

En travaillant de plus en plus je me suis coupé de mes relations extérieures au travail. C’est arrivé peu à peu, sans que je ne m’en rende compte mais à la fin les seuls amis qui me restaient étaient mes collègues de travail et ça c’est problématique. J’étais bien avec eux et heureusement que nous avions de bonnes relations mais à ton avis, quand tu fais des soirées avec tes collègues de travail, tu parles de quoi ? Pour résumer je travaillais beaucoup trop, je ne m’autorisais quasiment plus de repos et les moments de détente avec mes collègues me ramenaient aussi à mon travail…

Aujourd’hui je ne m’interdis pas de passer des soirées avec des collègues mais je veille à scinder les choses, je préserve des temps avec mes amis hors travail. Et même pour certains amis avec lesquels je suis amené à parler travail j’essaye de faire en sorte que les discussions soient pendant les horaires de bureau et qu’en dehors nous parlions de tout sauf du travail. Ce n’est pas toujours facile et j’ai encore besoin d’être vigilant là-dessus mais ça fait une réelle différence dans ma vie.

Tes relations sociales hors travail vont te permettre de sortir de ta bulle, d’avoir des espaces de décompression et surtout de prendre du recul sur ton travail, ce que tu n’arrives pas facilement à faire seul. Alors préserve ces temps avec eux, planifie-les si nécessaire pour être certain de ne pas te replier sur toi-même sans le vouloir.

 

#5 – Déconnecte-toi

Depuis quelques temps on entend parler parfois du “droit à la déconnexion”. C’est un besoin réel et c’est dans la suite logique des limites dont je t’ai parlé au #2. Quel serait l’intérêt d’arriver à avoir ton week-end entier de repos si tu reçois sur ton téléphone des mails et des messages du travail ces jours là ? Quand tu es de repos il faut que tu déconnectes réellement. J’ai déjà entendu dire que les nouvelles technologies nous rendaient dépendantes, qu’on était constamment greffés dessus. Oui c’est le cas pour certains mais elles ont aussi un gros avantage : leur adaptation à nos besoins grâce à leur configuration.

Tu peux mettre en place un répondeur automatique pour tes mails afin d’indiquer à tes interlocuteurs que tu traiteras leur demande plus tard ; tu peux supprimer les notifications que tu ne souhaites pas avoir sur ton téléphone ; tu peux faire encore tout un tas de truc pour séparer ta vie privée de ta vie professionnelle. Les nouvelles technologies peuvent être un poison ou un réel atout pour toi, tout dépend de comment tu les utilises.

Tu as aussi la possibilité de réagir en amont, pour ma part je n’ai pas configuré les mails professionnels sur mon téléphone, je les regarde pendant les heures de travail sur mon ordinateur c’est suffisant. Quand je suis de repos et que mon téléphone sonne avec un numéro du travail ou que je ne connais pas je ne réponds pas, j’écoute le message quand je suis de retour au travail. Dis toi qu’il y a peu d’urgences réelles, et dans ces urgences réelles il y en a encore moins qui nécessitent ton intervention immédiate.

 

CONCLUSION

Tes actions et tes choix vont avoir une influence directe sur la place et l’importance de ton travail dans ta vie. Il faut que tu sois clair avec ce que tu souhaites donner pour ton travail et ce que tu souhaites garder pour toi, ce qui est nécessaire à ton ressourcement. Quoi qu’il en soit, si tu te sens un peu perdu, n’hésite pas à aller voir tes amis pour parler et avoir un regard extérieur sur ta situation et si nécessaire les médecins et psychologues sont aussi là pour ça.

Cet article t’a apporté quelque chose ? Alors pratique-le, commente en-dessous et partage-le autour de toi !

3 réflexions au sujet de « 5 OUTILS POUR EVITER LE BURN OUT »

  1. Bonsoir,
    cet article m’a interpelé car moi aussi j’ai traversé une période difficile au boulot, avec en guise de conclusion, une crise de nerf au boulot. J’ai carrément éclaté en sanglots devant un énième problème (bénin en plus, juste un écart de facturation). C’est là que j’ai compris qu’il fallait changer quelque chose (et que j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel).
    L’organisation personnelle (points 1 & 2) a été effectivement un des premiers axes de travail que j’ai mis en place. J’ai mis plus d’un an à peaufiner mon organisation, mais désormais, je m’appui sur un système fiable et ultra efficace, qui m’a déchargé d’une grande majorité des sources de stress possibles.
    J’ai ensuite mis en place un vrai rituel tous les matins, avec notamment du sport (running), qui me permettait d’attaquer mes journées chargés de dopamine, l’hormone du bonheur. Et ça aussi c’est super efficace.
    Enfin, j’ai appris à prendre du recul. A arrêter de focaliser sur les résultats immédiats, mais à voir mes actions sur un champs plus large, plus stratégiques. Prendre du recul est vraiment hyper important de nos jours, avec ces demandes et ces flux d’informations extérieures continus et perpétuels.
    Merci beaucoup pour cet article, qui m’aurait certainement bien aidé il y a trois ans quand mon problème est arrivé.

    1. J’avoue que moi aussi j’aurais aimé avoir ces quelques outils avant de me retrouver un matin, sans prévenir, les mains tremblantes sur le clavier à éclater d’un coup en sanglots à cause d’une broutille… On se rend compte de l’intérêt de penser sa façon de travailler bien souvent quand il est trop tard. J’ai écrit cet article avec l’espoir qu’il pourra peut-être rendre service à une ou deux personnes avant qu’il ne soit trop tard. Merci pour ton retour et n’hésite pas à partager cet article autour de toi si tu penses qu’il peut servir à d’autres !

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